Samedi 23 mai 2009
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De 1960 à 1968, Hervé Gloagen guette tous
les concerts de jazz de la capitale française puis de New York et à la Nouvelle Orléans.
Il s'introduit dans les petites comme dans les grandes salles sans autorisation et approche les grands noms du jazz: Duke Ellington, Louis Armstrong, Oscar Peterson, Sony Boy
Williamson, Miles Davis ou encore Ella Fitzgerald pour n'en citer que quelques uns.
Noir
et blanc, ses photos respirent la musique, portraits de jazzmen, les notes du saxo de Sonny Rollins répondent à celles
de la trompette de Dizzy Gillespie.
Noir et blanc, la voix d'Ella résonne, soutenue par la contrebasse de Chris White.
Noir et blanc, les doigts de Ray Charles glissent, effleurent ou viennent percuter les touches du piano.
"... les années 1960 sont des temps de luttes pour les droits civiques des Noirs aux Etats Unis. Pendant que je m'extasie aux pieds de mes idoles,
là-bas, dans l'Alabama, l'Arkansas, le Mississipi, ça cogne. 1962, 1963, 1964: les protestations, les marches, les émeutes se succèdent. 1965: Netwark. 1967, Watts, les ghettos explosent dans les
métropoles d'outre Atlantique.
1968: Martin Luther king est assassiné. Ces évènements ces combats alimentent le tragique et la violence du jazz, et les musiciens que j'écoute, jeunes virtuoses déhanchés à lunettes noires et
costumes trois boutons ou vieux briscards à la poche gonflée par un flacon de wisky, sont manifestement concernés. Leur musique nous parle de tout cela de façon implicite, voire explicite..."(Hervé
Gloagen).
Noir et blanc, les photos d'Hervé Gloagen dénotent toute la puissance de cette musique.
Amandine
Le Réserver
Par Galerie d'art des Lettres Constellées
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Publié dans : musique
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